Ben oui, j’ai testé le maquillage permanent…

Parce qu’on ne peut pas tout aimer, tout détester ou tout accepter dans sa face et que j’ai toujours trouvé mes lèvres mal dessinées, diffuses en plus de ne pas être voluptueuses. Je voyais donc le contour de lèvre permanent comme une façon de profiter davantage de ce que m’a fourni la nature. J’y ai pensé pendant quelques années en cherchant la bonne personne pour toucher à cette partie très sensible de mon visage et je vous confirme qu’il est parfois difficile de s’y retrouver entre le vrai professionnel et le charlatan. L’idée de me retrouver avec un tatouage gâché dans la face me donnait un peu mal au cœur.  Puisque la technique fonctionne en insérant du pigment dans les premières couches de l’épiderme, un peu le même principe qu’un tatouage, il est important que l’intervention soit réussie, et ce, même s’il s’estompe beaucoup au cours des cinq premières années.

Comment ça se passe

Le tout se déroule en deux temps. Il y a un premier rendez-vous qui dure plusieurs heures où l’on détermine notre besoin, et je vous le dis, on n’insiste jamais assez sur les détails, JAMAIS ! il faut prévoir chaque millimètre près s’il le faut. Dans mon cas, c’était vraiment important que le résultat soit extrêmement naturel, à la limite que personne ne puisse remarquer la ligne contour. Ce changement, il est pour moi, pas pour les autres et je ne voulais surtout pas avoir à le justifier. Lorsque l’on est d’accord sur l’intervention, le professionnel choisit la couleur se rapprochant le plus du résultat souhaité et on peut ainsi procéder.

Là, mon but n’est pas de vous faire peur, mais j’ai rarement eu mal aux lèvres comme ça. Et ce, même si on utilise un analgésique en crème sur la région à tatouer. J’ai eu l’impression qu’on me coupait le contour des lèvres à l’exacto et je pense même que j’ai versé une larme au moment du remplissage qui consiste à repasser avec l’aiguille dans les zones fraîchement tatouées… Mais vous savez quoi ? J’ai survécu et ma dermapigmentologue aussi parce que si elle n’avait pas été aussi fine et connue de ma part, j’aurais surement eu envie de la frapper! (Ici, quand je dis frapper, c’est TRÈS imagé, OK! Ah et dermapigmentologue, c’est le nom du spécialiste en maquillage permanent).

Lors du deuxième rendez-vous, il faut faire la retouche pour fixer comme il le faut le pigment, mais aussi finaliser le remplissage puisque lors de la première intervention, le pigment finit par prendre beaucoup de place à la surface de la peau et il est difficile de compléter parfaitement la couleur… Avant toute chose, il faut procéder à la guérison physique et psychologique. Pourquoi psychologique?! Parce que je suis sortie de la clinique un peu en panique avec des lèvres trois fois plus gonflées qu’à l’habitude, brûlante ET d’un beau bourgogne foncé. On aurait dit que je venais de me faire faire des lèvres à la Kylie Jenner. Ce n’est pas compliqué, j’ai essayé de ne pas sortir pendant trois jours et j’ai vraiment fait rire jaune mon amie Marie-Pier qui, elle aussi, avait peur que ça soit maintenant ma nouvelle bouche.

Mais pas de panique, rapidement, on perd la première couche de peau avec la majorité des pigments et l’enflure diminue. J’avoue qu’il y a eu une petite complication niveau guérison…En fait, ça ne guérissait pas. Je faisais beaucoup d’acidité à ce moment, tellement qu’il a fallu que je coupe certains aliments et que je fasse prendre des bains à la petite vache à mes lèvres (si tu n’as pas de petite vache chez toi, mets tout de suite ça sur ta liste d’épicerie, c’est juste trop pratique à tout moment). J’ai donc fait faire ma retouche beaucoup plus tard que prévu, soit après plus deux mois alors qu’il est conseillé de le faire après un mois. J’avoue que j’avais un peu peur, MAIS tout s’est super bien passé puisque c’était beaucoup plus superficiel comme intervention. La douleur était bien moins grande et cinq jours plus tard je pouvais enfin contempler le résultat final, soit mes lèvres mieux dessinées. Le résultat est génial et tellement satisfaisant, surtout avec une couche de gloss! Mais les filles, pour vrai, le plus important c’est de faire affaire avec la bonne personne que ce soit pour vos lèvres, votre ligne d’eyeliner et encore plus important, pour vos sourcils!!!! C’est votre visage, prenez le temps qu’il faut pour choisir votre professionnel.

Soyez vigilent

Dans mon cas, une connaissance maquilleuse de grand talent commençait une formation en maquillage permanent et elle se cherchait des modèles pour pratiquer, je lui ai donc proposé ma bouche en cobaye. Je savais qu’avec son background, elle savait amplement comment gérer des lèvres au pinceau, au bâton ou au gloss pour lui faire confiance avec une aiguille. Depuis, elle a pratiqué beaucoup, elle a un superbe portfolio et je compte moi-même la revoir bientôt pour faire mes sourcils au microblading.

Vous pouvez la joindre via sa page internet et si elle n’est pas disponible, elle pourra vous conseiller une collègue à elle.


Par: Audrée Bellehumeur

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